Un
conseil en OR pour l'achat de votre maison: décidez vous-même
!
Vous avez vu une maison qui vous plaît.
La situation vous plait, les volumes vous conviennent, vous
vous "sentez" vivre dedans, vous avez négocié
quelque peu le prix qui vous convient... Mais vous n'arrivez
pas à vous décider. Que faire ? Demander l'avis
d'un frère ou d'un beau-frère ? Certainement
pas!
Il a été prouvé que des
acheteurs indécis qui ont demandé l'avis d'un
ami ou d'un membre proche de leur entourage (frère,
beau-frère,...) ont souvent été mal conseillés
: le frère ou le beau-frère, surtout s'il n'est
pas propriétaire ou s'il possède un bien immobilier
de moindre valeur, se sentira en position d'infériorité
et verra d'un mauvais oeil que l'autre devienne propriétaire
d'une maison plus grande ou plus chère que la sienne.
Dès lors, il aura tendance à dire "Non
mais, tu as vu ça ? Attention, c'est en mauvais état.
Ca va t'enmener dans des frais importants", ou bien "Attention
au chauffage, c'est trop grand et difficile à chauffer",
ou encore "Le jardin est très grand, ça
va te prendre des heures chaque WE pour tondre tout ça...".
Bref, si vous achetez un bien immobilier,
cette acquisition immobilière sera ressentie comme
un signe de réussite, et vous allez devenir aux yeux
de la famille, plus important que tel frère ou tel
beau-frère. Celui-ci se sentira menacé dans
son statut de (beau-)fils qui réussit. Il se sentira
alors obligé (parfois même sans s'en rendre compte)
de vous décourrager d'entreprendre une telle acquisition.
Alors, un bon conseil : si vous avez le moindre doute au sujet
de la valeur d'un bien immobilier convoité, l'expert
de votre banque est la seule personne à vous conseiller.
Ne l'oubliez jamais. Et quant vient la décision finale
d'acheter ou de ne pas acheter, décidez vous-même.
Vous seul !
J.W.
Témoignages :
De Bernard K., de Watermael-Boitsfort :
"Je suis 100% d'accord avec votre article, et même
encore plus. Il y a cinq ans, mon épouse et moi étions
tombés amoureux d'une villa à Genval : assez
bon état, 4 chambres, 12 ares de jardin plein sud,...
le rêve. Pour 300.000€. Hésitant de nature,
j'ai demandé l'avis de mon beau-frère qui possède
une petite maison à Ohain. Verdict : tu ne vas pas
acheter ça ! C'est cher,.. blabla, blabla, blabla,...
Il m'a décourragé d'acheter. Résultat,
j'ai raté l'affaire, et chaque fois que je passe devant
cette villa j'y pense encore. Entretemps, pour 320.000€
j'ai acheté un appartement à Boitsfort, et je
garde mes regrets.é
De Jacques VDV., de Namur :
"Moi j'ai vécu cette situation
dans un autre domaine, mais ça rejoins ce que vous
dites : il y a 30 ans, les premiers avions ULM arrivaient
en Belgique. Pour un capital très raisonnable à
l'époque, j'avais l'occasion de devenir importateur
exclusif d'une grande marque américaine. Mon beau-frère,
pilote d'avions clissiques, m'a complètement démoli
les ULM, prétextant qu'ils ne recevraient jamais l'agrégation
pour voler en Europe,... Entretemps, des dizaines de milliers
d'appareils se sont vendus, et moi je me suis contenté
de travailler comme simple employé dans une société
qui vient de me licensier... Si j'avais décidé
seul de me lancer, je serais maintenant importateur de ces
avions, et je me serais acheté la villa de mes rêves..."
Merci pour ces témoignagnes sympatiques.
Copyright J-M. Wilvers
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- dernière mise à jour le 13/01/2005